École primaire : pas de fermeture en 2012 ?

Face à la grogne des personnels d’éducations, familles et élus de toute part, Nicolas Sarkozy a promis l’absence de toute fermeture de classe pour la rentrée 2012. Une promesse perçue par beaucoup comme étant intenable.

La rentrée 2011 validée

Avec près de 1500 suppressions de classes annoncées pour le primaire dès la rentrée prochaine, le président de la République ne devait pas s’attendre à un accueil des plus chaleureux lors de sa visite en Lozère ce mardi.

À l’occasion de cette visite, Nicolas Sarkozy a validé le plan d’organisation de la rentrée scolaire prochaine tel qu’il a été prévu par l’Éducation nationale, confirmant par la même la suppression de 14 000 postes d’enseignants au titre du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

Une promesse pour 2012

Face au mécontentement général, le président est revenu sur ses ambitions en promettant de ne pas toucher au nombre de classes de primaire pour la rentrée scolaire 2012 via un système de compensation. « Il n’y aura aucune fermeture des classes dans les écoles primaires à la rentrée 2012, hors critères démographiques, c’est-à-dire que le nombre de fermetures de classes n’excédera pas le nombre d’ouvertures liées aux évolutions démographiques ». Ainsi, pour toute fermeture pour motif démographique une ouverture sera prévue.

Le principe de non-remplacement des fonctionnaires partant en retraite par moitié sera cependant maintenu.

Les syndicats n’y croient pas

Pour la communauté syndicale enseignante, cette promesse n’est que de la poudre aux yeux, quasi impossible à tenir au vu des ambitions d’économies humaines et financière de la fonction publique.

Du côté du syndicat des instituteurs, le SNUipp-FSU, on s’interroge ainsi sur la possibilité de tenir cet engament : « si le budget 2012 maintient le recrutement de seulement 3000 postes au concours alors que 11 000 départs à la retraite sont programmés en juillet cette année-là, soit 8000 postes en moins ».

Pour le syndicat enseignant UNSA Éducation, plus radical, il ne s’agit que d’un « tour de passe-passe, un faux moratoire en vue de la présidentielle et des sénatoriales à venir ». Le syndicat craint de plus une compensation sur le secondaire, « ce sont les collèges et les lycées qui vont faire les frais des suppressions. Ce qu’il aurait fallu faire, c’est changer de logique et geler les suppressions dans toute l’éducation ».

22 juin 2011