Éducation : la parité progresse bien à l’école

Dans son dernier « Rapport sur le développement dans le monde » publié dimanche, la banque mondiale fait état d’une nette progression de la parité dans l’éducation. Dans le primaire, les disparités auraient quasiment disparu.

Un accès à l’école de plus en plus libre

Du primaire au secondaire, l’éducation des femmes atteindrait enfin des niveaux acceptables selon le rapport annuel de la banque mondiale. Malgré de fortes disparités qui subsistent « dans les populations défavorisées de nombreux pays d’Afrique subsaharienne et dans certaines régions d’Asie du Sud », le bilan mondial reste assez positif.

Dans le détail, la banque mondiale constate ainsi que « les disparités entre les garçons et les filles dans le primaire ont disparu dans presque tous les pays ». Dans le secondaire, le constat est également assez positif : « Les écarts se comblent rapidement et la situation s’est même inversée dans de nombreux pays, en particulier en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Asie de l’Est » constate ainsi l’organisme.

Ainsi, d’après ce « Rapport sur le développement dans le monde », « il y a plus de femmes sachant lire et écrire qu’il n’y en a jamais eu. Entre 1950 et 2010, la durée moyenne de la scolarité pour les femmes de plus de 15 ans dans les pays à bas revenus est passée de 1,5 à 6,5 années. Alors qu’elle est passée de 2,6 à 7,6 années pour les hommes ».

Si la parité semble enfin en bonne voie dans l’éducation, on peut regretter amèrement qu’il n’en soit pas de même dans l’emploi puisque « le taux d’activité des femmes dans le monde est tombé de 52 % en 1980 à 50 % en 2009, tandis que celui des hommes passait de 78 % à 82 % ». Une discrimination plus affligeante qu’elle se retranscrit également dans les salaires, mais dans les emplois eux-mêmes, l’institution décriant « une discrimination sexiste persistante dans l’emploi qui coince les femmes dans des emplois à productivité faible et à bas salaire ».

Pour Justin Yifu Lin, économiste en chef de la Banque mondiale, « empêcher les femmes et les filles d’acquérir les compétences et de générer les revenus nécessaires pour réussir dans une économie mondialisée est non seulement injustifiable, mais aussi préjudiciable sur le plan économique ».