Éducation nationale : une nouvelle suppression de postes "possible"

Interrogé par Les Echos ce jeudi 17 novembre , le ministre de l'Éducation nationale a reconnu la possibilité de nouvelles suppression de postes après 2012. Pour l'opposition cette positon n'est pas tenable et met à mal toute l'éducation.

Un projet éducationnel fixe pour la majorité

Le ministre de l'éducation national, Luc Chatel est revenu ce jeudi sur les orientations choisies pour 2012 dans les pages des Echos.

D'une manière générale, le ministre est resté fidèle aux plans énoncés auparavant, restant ferme sur plusieurs de ces réformes notamment sur le projet d'évaluation des enseignants par les chefs d'établissements ou encore les statuts et mission des enseignants. Parallèlement la réforme des rythmes scolaires ne devrait être mis en place que "s'il y a un consensus, sinon, cela sera un très bon sujet de débat" présidentiel.

Au sujet des suppressions de postes, Luc Chatel a déclaré "qu'il faudra continuer à baisser la part des dépenses publiques. Ce sera au candidat soutenu par l'UMP à la présidentielle de choisir la méthode. Je pense que si l'on fait des réformes d'organisation et de structures du système éducatif, oui, il sera possible de réduire encore le nombre de postes en ne remplaçant pas un certain nombre de départs en retraite".

Qualifiant le ministre de "cancre" et de "sauvageon bouffi de morve et de suffisance", le chargé de l'Éducation du parti socialiste Vincent Peillon dénonce pour sa part une attitude annihilatrice. Pour lui, le ministre "veut poursuivre son œuvre de destruction méthodique et opiniâtre de l'Éducation nationale après avoir désorganisé les rythmes scolaires avec la semaine de quatre jours, détruit la formation des enseignants, réduit à peau de chagrin la scolarisation des jeunes enfants, supprimé 70.000 postes en 5 ans et plus de 100.000 postes depuis 2003 ".