École : Le carré de la honte, plus humiliant que le coin

Le « carré d’isolement » instauré dans une école primaire toulousaine relance le débat sur les punitions acceptables à l’école. Sans renier la nécessité d’une sanction des élèves perturbateurs, les parents dénoncent un procédé humiliant.

Une punition trop « humiliante »

Il fut un temps pas si lointain où les élèves perturbateurs étaient mis au coin avec un bonnet d’âne, dernièrement une école primaire de Toulouse a remis le procédé au goût du jour avec quelques ajustements.

Se basant sur le principe d’isolement de l’élève, le conseil des maîtres de l’école a ainsi tracé à la craie des carrés de deux mètres sur deux mètres dans la cour de récréation.

Sobrement rebaptisées « carrés de la honte », les zones ainsi définies permettent d’accueillir tout enfant perturbateur. Pour l’exemple, un petit garçon ayant frappé l’un de ses camarades avec un stylo a dû passer, pendant une semaine, toutes ces récréations à l’intérieur dans ce carré avec l’interdiction formelle d’adresser la parole ou de rentrer en contact physique avec les autres élèves de l’école.

La découverte de la punition par les parents a suscité l’émoi d’un grand nombre de parents, relayé à maintes échelles par les associations et médias. « Je pense qu’il est normal de punir un élève quand il fait des bêtises, mais pas de les humilier. De les mettre face aux autres de cette manière. Il faut que ce soit proportionnel quand même. Je trouve que ça dépasse la faute qui a été commise » a ainsi réagi la maman de l’enfant au stylo vengeur.

Trop humiliante ? Disproportionnée ? La punition fait débat chez quelques familles et professionnels de l’éducation qui y voit là un moyen de délestage de l’autorité au mépris de la pédagogie et de l’éducation par le dialogue