La future « école du socle » a accueilli Luc Chatel ce jeudi

À la rentrée scolaire 2012, les écoles et collèges de la commune de Richelieu (Indre-et- Loire) « fusionneront » pour faire place à un nouvel établissement, destiné à faciliter le palier primaire-collège via des activités et politiques communes.

Des projets communs à l’école et au collège

Présentée comme le premier établissement du genre, la future « école-socle » de Richelieu devrait faciliter l’insertion des écoliers lors de leur passage au collège.

Ainsi, dès la rentrée prochaine, les classes de primaires de la commune située à une soixantaine de kilomètres des villes de Tours et Loches, et à une vingtaine de Chinon, déménageront au collège.

Invité ce jeudi 8 décembre dans les différents établissements encore séparés à ce jour, le ministre de l’Éducation nationale de la jeunesse et de la vie associative est revenu sur ce futur dispositif.

« Ce n’est pas seule­ment un projet physique. Il s’agit d’avoir un projet pédagogique avec un suivi individualisé des élèves, avec une nouvelle gouvernance entre le principal du collège et les directeurs d’école, avec des projets culturels », a ainsi déclaré le ministre.

Dans les faits, les cours et classes seront bien séparés, de même que les cours de récréation, mais les élèves pourront disposer de lieux communs. Côté ministère, c’est surtout la procédure de suivi qui s’en trouve amélioré. Dans ses objectifs pour l’Éducation nationale, le gouvernement prévoit en effet d’assurer un suivi maximum des élèves durant toute leur scolarité, du CP à la terminale. Un suivi qui se voudrait personnalisé afin de répondre au mieux aux besoins de chaque élève.

Pour les élèves, il s’agit également de faciliter l’insertion, le « passage » du primaire au secondaire.

Ainsi, les 3 établissements (les deux écoles primaires et le collège) garderont leurs administrations distinctes, mais pourront travailler en plus étroite collaboration, sur le plan administratif, mais également logistique. Un moyen comme un autre de pallier les diminutions du personnel et faire face aux besoins croissants en matériel imposés par une éducation qui se voudrait de plus en plus moderne