Pour l'OCDE, l'échec scolaire est un frein à la croissance nationale

L'OCDE (organisation de coopération et de développement économique) a publié le 9 février dernier un rapport dans lequel l'échec scolaire est dénoncé. La lutte contre ce dernier consisterait à investir dès la maternelle et ainsi permettre aux élèves de finir au moins leurs études secondaires.

Un nouveau rapport de l'OCDE sur l'échec scolaire

Le rapport « Équité et qualité dans l'éducation – Comment soutenir les élèves et les établissement défavorisés » du 9 février, l'OCDE estime que réduire l'échec scolaire permettrait de « stimuler la croissance économique et contribuerait à bâtir une société plus juste. »

Pauline Musset, co-auteur du rapport et analyste à l'OCDE déclare « La France présente des éléments positifs et des points à améliorer. »

Les politiques éducatives qui ont un impact sur l'équité et l'échec scolaire ont été recensé. En effet, le milieu socio-économique d'origine des élèves français a une incidence importante sur leurs résultats.

Plus d'actions pour les élèves et écoles défavorisés

La France détient le record du taux de redoublement. En effet, c'est 40 % d’élèves qui ont déjà redoublé une fois à l’âge de 15 ans alors que la moyenne est de 13%.

Pourtant l'OCDE le répète, le redoublement est une pratique coûteuse, mais aussi jugée inefficace pour améliorer les résultats scolaires.

L’organisation internationale préconise de garantir l’équivalence des filières au lycée. Pour cela, plusieurs pistes sont proposées.

Faciliter les changements de filière ou de classe, éliminer les impasses, mieux informer et mieux conseiller les élèves, veiller à ce que les options soient de valeur équivalente en améliorant la qualité de l'enseignement et de la formation professionnels.

Le sujet de la nécessité de mettre en place une répartition homogène des élèves et d’inciter les établissements les plus performants à accueillir des jeunes défavorisés a aussi été abordé.

Il faudrait aussi adapter les stratégies de financement aux besoins des élèves et des établissements scolaires.

Selon Pauline Musset l'investissement reste « un point à améliorer en France ». « Il faut investir le plus tôt possible » il faudrait le faire « dès l'école maternelle plutôt que de s'intéresser aux élèves quand ils ont 16 ans et qu'ils ont déjà décroché du système scolaire. »

Pour l'organisation l'amélioration de la qualité de l’enseignement professionnel, le renforcement des services d’orientation et de conseil aux élèves sont nécessaires.

Il ne faut pas non plus oublier de cibler les jeunes de milieux défavorisés qui risquent d’abandonner leurs études pour leur venir en aide.