Le CSA veut devenir le régulateur du web

Le président du CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel), Michel Boyon, a fait part de ses craintes face à la TV connectée. En effet, il fait petit à petit tomber les masques face à son envie de devenir le futur régulateur du web.

La protection de l'enfance invoquée

Michel Boyon a expliqué qu'il serait difficile de faire coexister indéfiniment un secteur régulé qu'est la télévision et un secteur non régulé qu'est l'internet.

Les téléviseurs connectés à internet sont une sorte de menace pour l'équilibre économique des chaines.

Le CSA a été le premier à alerter sur les risques de la TV connectée, lors d’un colloque en avril 2011. Le phénomène existe, il s’agit maintenant d’en anticiper certaines conséquences.

Les chaînes françaises ont élaboré une charte, dans laquelle elles affirment vouloir garder la maîtrise de ce qui est diffusé sur les écrans.

Le président du CSA a déclaré ne pas être « hostile » à un rapprochement avec l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes).

Il a précisé que 2 conditions étaient nécessaires. La première étant de ne pas oublier que le CSA est une institution de la République qui agit sur la liberté d'expression.

La deuxième est que ce rapprochement garantisse la suprématie des contenus par rapport aux tuyaux.

« Ce qui compte dans notre pays, c'est ce que l'on fait circuler dans les réseaux. La technique doit être mise au service des programmes. Et non l'inverse ».

Ajouté au fait que les téléviseurs connectés créent une menace économique, il y a la protection de l'enfance et des consommateurs qui est menacée par ces informations non filtrées.

C'est pourquoi le CSA est contre la neutralité des réseaux. En clair pour que ce rapprochement ait lieu, les FAI (fournisseurs d'accès à Internet) devront accepter de filtrer voire de bloquer certains sites et services.

Le CSA a été créé en janvier 1989 dans le but de garantir la liberté de communication audiovisuelle en France.

Il a pour responsabilité la protection des mineurs, le respect de l'expression pluraliste des opinions, etc.