Une convention pour un usage responsable de l’Internet à l’école

Annoncée en mai dernier, une convention a finalement été signée ce lundi entre l’Éducation nationale et l’association e -Enfance contre le cyberharcèlement entre élèves, mais également à l’encontre des enseignants.

Les cyberharceleurs ne seront plus impunis.

Internet terre de liberté totale ? Jusqu’alors impuissant, face aux dérives du web, le ministère de l’Éducation nationale a signé une convention des plus importante ce lundi. Désormais, les élèves et enseignants victimes de cyberharcèlement pourront se défendre.

En présence de représentants de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et du réseau Facebook, le ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la vie associative, Luc Chatel, ouvre ainsi la traque aux harceleurs.

Dans le détail, la convention permet aux équipes de direction d’établissements scolaires, sous demande des victimes ou de leurs parents, d’engager une procédure et éventuellement des poursuites via l’intervention de l’association e -Enfance. Une intervention et une réponse précises et adaptées, au cas par cas, distinguant de fait la simple blague ou « taquinage » d’un réel harcèlement.

De la prévention en premier lieu

Par le biais de cette convention, Luc Chatel ne planche pas sur la simple répression, rappelant que le but initial de cette démarche est de « transmettre à chaque élève les valeurs liées à un usage responsable de l’Internet ». À ce titre, plusieurs outils seront développés : notamment « l’ouverture d’un portail pédagogique et la refonte du Brevet informatique et Internet à la rentrée 2011 ».

Par ailleurs, l’association e-enfance, forte de ses liens avec la plateforme sociale Facebook, principal lieu des dits harcèlements, s’engage à établir des « interventions de sensibilisation des élèves à la gravité de ce type de faits ».