Les écoles primaires en grève ce mardi 27 septembre

Face aux réductions du nombre de postes et aux différentes réformes effectuées ou prévues ces derniers mois par l’Éducation nationale, une grève nationale des enseignants du primaire est prévue ce mardi 27 septembre.

Entre 20,5 % et 54 % de grévistes

Annoncée depuis plusieurs semaines, la grève des enseignants de primaire prévue le 27 septembre devrait réunir entre 20,5 % (selon le gouvernement) et 54 % (selon le syndicat enseignant SNUipp-FSU) de grévistes.

Bien avant la rentrée scolaire, le corps enseignant et les parents d’élèves avaient déjà manifesté leur mécontentement face à la politique d’éducation développée par le gouvernement ces derniers temps.

Le principal motif de colère reste inchangé : la suppression de postes effectuée depuis 2007. Les revendications des syndicats sont donc simples : « l’arrêt des suppressions d’emplois, une autre logique pour le prochain budget et une transformation démocratique du système éducatif afin d’assurer la réussite de tous les élèves » précisent les protestataires, la FSU, la CGT, le Sgen-CFDT, l’Unsa, l’association de parents d’élèves (FCPE), et d’autres représentants du secteur public ET du secteur privé, dans un communiqué commun.

Pour le syndicat d’enseignants SNUipp-FSU, « malgré le contexte de crise et les difficultés liées au pouvoir d’achat, l’Éducation reste une préoccupation forte. La communauté éducative rassemblée souhaite qu’elle devienne une priorité pour notre pays ». Il est donc important de « délivrer un message fort pour que l’Éducation soit au cœur des priorités de notre pays » précis le syndicat.

Le gouvernement serein ?

Se montrant relativement calme, le ministre de l’Éducation nationale Luc Chatel nie l’existence d’un mécontentement général déclarant par ailleurs qu’« une grève fin septembre dans l’éducation nationale, ce n’est pas révolutionnaire » au vu notamment de la tenue des élections professionnelles les semaines suivantes.

Revenant sur les suppressions de postes, Luc Chatel a défendu la thèse du « qualitatif préféré au quantitatif », indiquant que « la vraie question aujourd’hui, c’est le sur-mesure » en opposition à « la quantité ».

Soutenue, une fois n’est pas coutume, par les syndicats du privé, la grève de mardi s’annonce pourtant des plus chahuteuses. De nombreuses écoles devraient d’ailleurs fermer leurs portes avec l’appui de nombreuses municipalités, par ailleurs opposées pour certaines au service minimum d’accueil.