Quand l'école lutte contre l'hypersexualisation

Alors que l'hypersexualisation des enfants est des plus en plus dénoncée, notamment au sein des ministères, une école primaire du Finistère a su prendre les devants en interdisants jupes et maquillages aux petites filles.

Une charte nationale contre l'hypersexualisation médiatique

Ce lundi 28 novembre la ministre des solidarités et de la cohésion sociale, Roselyne Bachelot, a annoncé la mise en place d'un "groupe de travail sur l'élaboration d'une charte relative à la protection des enfants dans les médias intégrant un focus sur l'hypersexualisation".

Pour les autorités de protection de l'enfance, le développemt médiatique actuel (publicité, émissions télévisées, ...) donne aux enfants une fausse image d'eux même, les poussant ainsi que leur parents à des dérives comportementales potentiellement dangereuses.

Selon le communiqué officiel du ministère, la charte qui devrait être publiée à la mi-janvier devra permettre "d'établir des principes visant à ne plus promouvoir dans les médias des reportages, produits ou services qui encouragent l'hypersexualisation des petites filles".

En parallèle une autre mission a été déléguée à la sénatrice et ex-ministre des sports Chantal Jouanno "sur les dispositifs d'observation et de régulation des médias concernant le phénomène de l'hypersexualisation des enfant". Cette mission "devra également formuler des recommandations pour mieux sensibiliser les parents et la communauté éducative de l'enfant" poursuit le communiqué

L'interdiction comme somme solution dans le Finistère

D'une manière général l'hypersexualisation se décline en premier lieu par des tenues vestimentaires jugées trop provocantes pour les petites filles.

Dans l'école maternelle et primaire de Ploudalmézeau dans le Finistère (à moins de 30 kilomètres de Plabennec et de Brest), ce type de tenues est d'ailleurs interdit.

Plus exactement, le règlement précise que "s élèves ne sont pas autorisés à venir maquillées à lʼécole (hormis le jour du carnaval), porter des talons, des jupes ou shorts courts (mi-cuisses), des chaussures de plages (tongues ou sabots en plastique)".

Voté a l'unanimité par le conseil d'école, fin octobre, ce règlement agace néanmoins quelques parents qui y voient là un certain sexisme voire "une atteinte à la liberté des femmes".

Du côté de l'inspection académique, le choix de l'école est respecté bien que les termes choisies soient un peu discutés. "On parlera plutôt dʼune tenue adéquate ou décente. Si problème, il faut que les enseignants en parlent avec les familles, puis avec les enfants en classe" commente ainsi l'inspectrice de la circonscription Valérie Lecœur au quotidien Ouest-France.