Quand la pub s'attaque aux écoles

Présentées comme une solution aux difficultés budgétaires, la publicité s'invite désormais dans des américaines, apparaissant même sur les bulletins scolaires. En France, la pub entoure également les écoliers.

Un apport financier nécessaire

Faisant face à de lourdes difficulté financières, les écoles américaines semblent prêtent à tout pour récolter des fonds.

Dans le comté de Jefferson (Colorado) les écoles ont donc cédés leur bulletins scolaires à des annonceurs privés. Au titre des publicitaires figure ainsi Collegeinvest, une société qui se dit " à but non lucratif" présente ainsi ses plans d'épargnes pour les études universitaires aux parents via son slogan : "un truc pour épargner, le temps joue pour vous". Pour la société, cette publicité relève "du service public, [...] cela aide les familles qui ont des enfants"

Pour les écoles c'est un financement supplémentaire de 90 000 dollars (près de 66 000 euros) pour 3 ans qui est ainsi trouvé aux 91 écoles élémentaires du comté.

Une solution particulière que l'on pourrait qualifié de dernier recours au vu du montant faramineux des dépenses annuelles enregistrées pour l'ensemble des 91 écoles (près de 25 millions d'euros en 2010). "On cherche évidemment des sources de revenus et on les prend où on peut" explique ainsi le conseil d'administration.

Les écoles françaises également sous l'empreinte publicitaire

Officiellement, les publicités sont interdites dans l'enceinte des écoles françaises. Officieusement les interventions de grands groupes commerciaux sous forme plus ou moins déguisées, sont légions.

Pour la chercheuse Angélique Rodhain le marketing scolaire est bel bien présent en France via par exemple des jeux concours, dans les cantines ou même dans les manuels scolaires où 139 marques ont été recensées selon une étude.

Le parrainage est d'ailleurs autorisé par l'Éducation nationale. "Pourtant le parrainage est une méthode de communication comme une autre. Renault rassure sur la sécurité routière, Total sur les marées noires, EDF sur l'énergie nucléaire" explique la chercheuse dans le "Petit bréviaire des idées reçues en management".