Les écoles de Montréal bientôt 100 % françaises

Dès septembre, le français devra résonner dans les écoles de Montréal. Les parents d’élèves ne sont pas contre, et, tout comme la commission scolaire de Montréal (CSDM), ils pensent que c’est un moyen d’améliorer le français à l’école.

Le français seule langue acceptable à l’école

Cette année, « le plan réussir », lancé en septembre 2009 se mettra en place graduellement tout au long de l’année pour qu’en septembre prochain elle soit inscrite dans les habitudes. Diane de Courcy, présidente de la CSDM, dit que dès septembre il faut que cette mesure « soit inscrite dans le code de vie des écoles ». Mais il n’est pas question, précise-t-elle, qu’il y ait « une police de langue »

Prise par la CSDM, et approuvée par la ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, cette mesure semble nécessaire aux yeux des principaux concernés. Mme de Courcy avait d’ailleurs dit que ce plan permettrait de « stopper l’hémorragie » et de diminuer de 20 % le décochage des élèves. Ils ont pour cela décidé d’améliorer la réussite du français et le soutien aux élèves qui ont des besoins particuliers

Cette décision satisfait un grand nombre de Québécois, notamment les parents d’élèves concernés. Un sondage a été réalisé et parmi les 811 répondants, 83 % sont d’avis que cette règle devrait aussi s’appliquer au personnel de l’école.

Selon le commissaire de Côte-des-Neiges-Westmount, Akos Verboczy, il faut aussi « aider les parents qui ne parlent pas français, de façon ouverte, mais ferme, en leur proposant systématiquement notre offre de service en francisation » Mme St-Pierre soutient cette initiative « les enfants qui fréquentent l’école en français doivent, dans les couloirs, parler en français entre eux. […], Je pense que c’est un message clair, un message qui leur dit : vous l’apprenez, le français »