L’Éducation nationale en grève le 31 janvier

La réforme de l’évaluation des enseignants et les suppressions de postes annoncées ont poussé plusieurs syndicats à lancer un appel à une journée de grève le 31 janvier. Le mouvement touchera aussi bien les écoles maternelles et élémentaires que les collèges et lycées, le tout à des degrés divers.

Les enseignants toujours contrent les évaluations

À Paris, une manifestation nationale démarrera de la Sorbonne à 14 h pour aller en direction de la place de la Bastille.

Le SNUIpp-FSU demande « la suspension des 5.700 suppressions de postes », prévues dans les écoles primaires. Le retrait du projet de réforme de l’évaluation des enseignants sera demandé. Signe de l’opposition à cette réforme dans le secondaire, la société des agrégés a apporté jeudi son soutien à la grève, en la jugeant « légitime ».

Selon le SNUipp si les 6 550 postes qui doivent être supprimés dans les collèges et les lycées le sont, « La lutte contre l’échec scolaire sera de plus en plus difficile à mener. »

Cette suppression de poste est vue comme une « nouvelle saignée » qui se traduira « en septembre 2012 par une dégradation supplémentaire des conditions de travail de tous, personnel et élèves, et par une réduction de l’offre de formation. »

Parallèlement, le ministère prévoit 2.490 élèves de plus qu’à la rentrée 2011, les écoles maternelles devant perdre 9 587 élèves, mais les écoles élémentaires devant en scolariser 12.077 de plus.

12,83 % de grévistes dans le primaire selon le gouvernement

La mobilisation de mardi va d’abord toucher les collèges et les lycées, où les syndicats Snes-FSU, FO, Snalc et le SNUipp-FSU appellent à « une journée de grève nationale » à Paris. Les enseignants dans les écoles primaires seront environ 12,83 % à faire grève.

« Ce chiffre ne résulte pas d’un sondage, mais du comptage de l’ensemble des déclarations individuelles reçues dans les inspections académiques au titre du service minimum d’accueil » déclare le ministère de l’Éducation nationale.

Les grévistes sont tenus de se déclarer 48 heures à l’avance pour permettre tout de même d’assurer l’accueil des élèves. Depuis 2008, un service minimum d’accueil est légalement obligatoire quand plus de 25 % des enseignants d’une école primaire sont en grève.