Les pouvoirs des recteurs renforcés au 1er février 2012

Le 4 janvier dernier, Mr Luc Chatel, a présenté un décret pour réformer la gouvernance des académies en renforçant le pouvoir des recteurs et afin d’établir une ligne hiérarchique plus claire. Cette nouvelle réforme débutera en février 2012.

Un décret pour une organisation plus performante

Le décret modifiera donc, dès février 2012, la répartition des compétences en matière d’action éducatrice. Les recteurs, « garants de la cohérence à l’échelon de l’académie », auront les moyens de mettre en place la politique éducative. L’organisation fonctionnelle et territoriale de l’académie sera désormais en leur pouvoir, afin de l’adapter aux caractéristiques locales.

De plus, ils disposent, au sein de l’académie, de l’ensemble des compétences relatives à la gestion des personnels, au contenu et à l’organisation de l’action éducatrice et au suivi des établissements qui y concourent. Pour Luc Chatel, « ce décret est important. Il va changer l’organisation de notre système éducatif ». Pour lui, cette réforme « va permettre à l’Éducation nationale de s’adapter aux mutations et elle va rendre le système plus fluide et plus efficace ». Cette évolution s’accompagne de la mise en place d’un comité de direction de l’académie constitué du recteur, du secrétaire général d’académie et des directeurs académiques.

Un décret encore en projet

Cette réforme, présentée au conseil des ministres par le ministre de l’Éducation nationale, ne fait pas l’unanimité. En effet, certains syndicats sont sur la réserve. « Le recteur devient l’acteur majeur sur le territoire, avec des moyens délégués sur lesquels il y aura une très forte autonomie. Cela peut avoir du sens, en restant dans un cadre national, d’adapter la politique selon les spécificités des académies. Le risque est que les différences s’accroissent entre elles » , précise Cristian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa.

En juillet 2011, ce projet avait été vivement rejeté par le conseil supérieur de l’éducation (CSE) pour cause d’une trop grande concentration des pouvoirs des recteurs.

Actuellement, c’est 7 académies qui expérimentent ce nouveau mode de gouvernance par contrat, dont Créteil, Dijon, Montpellier, Strasbourg, ou encore Versailles.