Angers : une pièce d'opéra pour enfants

« L'enfant et la nuit » est en ce moment présenté au Grand Théâtre d'Angers. Cette œuvre sollicite l'imaginaire des plus petits et permet ainsi d'aborder l'art lyrique plus facilement. Cette démarche intéresse aussi bien les enfants que leurs éducateurs.

Un opéra pour balayer les craintes infantiles

La pièce porte sur les craintes des enfants, la nuit principalement. L'auteur et metteur en scène de la pièce, Olivier Balazuc, déclare « Affronter la nuit est certainement le premier vertige initiatique de l'enfant. »

« L'enfant et la nuit » est inspiré des contes. Il est conçu comme un voyage initiatique au travers de plusieurs genres musicaux et littéraires, les scènes alternent moments chantés et parlés.

C'est l'histoire d'un jeune garçon qui fait la promesse à sa sœur de traverser la nuit pour lui ramener le jour, afin de sauver leur mère malade. Il sera confronté à plusieurs personnages inquiétants comme Noctilia, la reine de la nuit, Mister W, le chasseur de rêve ou encore le clown Yorick.

Cette création française a vu le jour pour la première fois en Suisse. Musique, poésie, dessins, danse et cirque sont les principaux ingrédients de ce spectacle moderne.

Cette interprétation permet d’aborder facilement l’art lyrique, les enfants sont aussi sur scène grâce à une collaboration entre « Angers Nantes Opéra » et les jeunes choristes de la maîtrise de la Perverie.

Infos pratiques

Cette pièce est accessible à tous les publics, le spectacle est aussi proposé en audio description pour ceux qui, depuis leur naissance, sont plongés dans l’obscurité.

« L'enfant et la nuit » se joue au Grand Théâtre d'Angers pour tout public le 1° à 15h et le 3 février à 20h, et pour le scolaires le 2 février à 10h et 14h30 et le vendredi 3 février à 14h30. Les places sont à réserver sur le site du théâtre.

Un livre de conte retraçant le spectacle est en vente dans les librairies Coiffard à Nantes et Contact à Angers. Les enfants peuvent se faire dédicacer l'œuvre à l’issue du spectacle.

La vente de sex-toys près d'une école fait débat

L'installation d'un sex-shop à moins de 200 mètres d'une école pose problème aux associations catholiques. Le tribunal correctionnel de Paris devra donc dire si les sex-toys sont des objets érotiques ou pornographiques pour voir si leur vente est contraire à la loi française ou non.

Un sex-shop trop près d'une école

La Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) et l'association CLER Amour et Famille sont à l'origine de la procédure déclenchée il y a 18 mois. En cause, l'installation d'un sex-shop près d'une école et en face d'une église.

En effet, c'est au numéro 69 de la rue Saint-Martin dans le 4° arrondissement que le 1969 s'est installé. À 90 mètres d'un collège privé et d'une école élémentaire sont donc proposé des sex-toys et de la lingerie coquine.

Le président de CLER Amour et Famille, Jean-Eudes Tesson déclare « Il ne s'agit pas d'une affaire d'idéologie, nous n'avons rien contre les sex-toys, nous ne sommes pas des cathos rétro. Le problème c'est la présence de ce genre d'objets dans une vitrine devant laquelle passent des enfant. »

Le gérant de ce « Love shop » est passible de 2 ans de prison et de 30 000 euros d'amende si le caractère pornographique de son établissement est avéré. Mais le tribunal devra donc dire si ces objets sont simplement érotiques ou pornographiques.

L'érotisme autorisé près des écoles, pas la pornographie

La loi sur la protection de l'enfance interdit « l'installation à moins de 200 mètres d'un établissement d'enseignement, d'un établissement dont l'activité est la vente ou la mise à disposition du public d'objets à caractère pornographique. » mais il n 'y a aucune description de ce qu'est un « objet pornographique ».

L'avocat des associations de familles catholiques déclare « À mon sens, la pornographie est clairement définie dans la jurisprudence. »

L'avocat du gérant du sex-shop rétorque « il y a autant de définitions possibles de la pornographie que d'individus. ». Il précise d'ailleurs que ces objets sont en vente libre et que certains catalogue y consacrent des pages entières.

« L'utilisation de sex-toys n'induit en rien une quelconque dépravation générale. » . Ces objets sont aujourd'hui vendus aussi bien chez des grands couturiers qu'en grande surface ce qui selon l'avocat de la défense montrent une « évolution de la société ».

La vitrine du magasin est d'ailleurs simplement composé d'un fauteuil noir enrubanné et de cœurs en papier. Aucun sex-toys n'est exposé. C'est ce mercredi que le tribunal devra donner sa réponse