Le créole malmené à l'école

Une jeune étudiante stagiaire en langue et culture régionale aurait été interrompue et exclue du lycée hôtelier de Plateau-Caillou selon un communiqué des Verts. Un incident qui met en lumière la difficulté pour le créole de se faire une place dans l'Éducation nationale.

Une langue encore boudée par l'éducation nationale

L'enseignement du créole est prévu au programme des écoles primaire.

Le programme comprend un apprentissage progressif et rigoureux centré sur les activités langagières de communication, avec de la grammaire, des cours de culture, de phonologie, le tout pour permettre aux enfant de dépasser les stéréotypes.

Le lycée hôtelier mis en cause propose l'option LCR (Langue et culture régionale) qui permet aux élèves qui le souhaitent de suivre des cours hebdomadaires sur le créole.

Le succès de cette option n'est pas discutable, c'est l'établissement qui compte le plus grand nombre d'inscrits en cours de langue créole sur toute l'île.

Mais la reconnaissance du créole reste cependant difficile.

Une jeune femme en Master 2 intègre l'établissement pour donner des cours de créole aux élèves dans le cadre d'un stage en responsabilité.

Elle confie à sa conseillère pédagogique et enseignante,Reine-Claude Vigne, qu'elle aurait été très mal accueillie par le chef d'établissement qui, en présence de son adjoint, aurait critiqué son option et l'aurait mise en garde sur son avenir professionnel.

Elle annonce vouloir arrêter son stage au sein de cet établissement puis est convaincue de rester par les représentants syndicaux du lycée.

Reine-Claude Vigne est appelée avec insistance par le chef d'établissement. Il n'aurait pas apprécié la plainte de la stagiaire notamment auprès du Rectorat et aurait déclaré « Moi je vais foutre à la porte de l'établissement votre stagiaire ».

La stagiaire a ensuite été interrompue pendant son cours, elle a été invitée à prendre ses affaires et a été renvoyée.

Nila Minatchy , candidate écologiste au législative déclare, dans un communiqué intitulé « Pour une relation apaisé de l'école avec la langue créole », « nous plaidons pour que la langue créole trouve une place juste dans les établissement scolaires de la Réunion. »