Violences conjugales : un véritable impact sur les enfants

La Fédération nationale Solidarité femmes (FNSF) a lancé une nouvelle campagne où l'on voit une petite fille raconter les violences conjugales que subit sa maman. Cette vidéo permet de montrer les souffrances des enfants face à ses violences aussi dites « domestiques ».

Une campagne contre les violences conjugales

La FNSF est un réseau qui, depuis 20 ans, regroupe les associations féministes engagées dans la lutte contre les violences faites aux femmes, notamment celles au sein du couple et de la famille.

Cette fédération à pour but de faire reconnaître ses violences comme un phénomène de société qui montre l'inégalité persistante entre les hommes et les femmes.

Elle est aussi un moyen de faire évoluer les lois, d'interpeller l'opinion publique, de faire évoluer les mentalités et de favoriser les échanges sur ce sujet afin de peut-être trouver des réponses.

Elle gère depuis 15 ans le service nationale d'écoute-information-orientation pour les violences conjugales.

À l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, elle a choisi un film, « la meilleure maman du monde » qui décrit l'enfer que sont ces violences pour les femmes qui font tout pour les dissimuler à leur enfant en espérant les protéger.

Les enfants également impliqués dans les violences conjugales

Cette vidéo laisse la parole a une petite fille qui explique pourquoi sa maman a un œil au beurre noir et plein de petites cicatrices.

« Une fois, papa et maman sont allés visiter le parc des pandas en Chine. Quand ils sont revenus, maman avait l'œil tout noir. Elle m'a dit que c'est le souvenir qu'elle avait ramené du parc des pandas, j'ai trouvé ça super cool. »

Elle raconte aussi que pour lui expliquer une de ses cicatrices, sa maman lui a dit « que c'était le signe de reconnaissance super-secret de l'école de sorciers à laquelle elle allait » et qu'elle ne devait pas en parler.

Un film choc qui montre une fois de plus les conséquences néfastes de ces violences sur les enfants.

Ces derniers sont souvent des témoins impuissants d'actes de violence commis par le parent envers son conjoint et en souffrent.

La Fédération rappelle qu'en 2010, 87,7 % des victimes de violences conjugales avaient au moins un enfant et 10,7 % étaient enceintes. Parmi 7.812 appels de secours, 79,4 % des enfants étaient témoins des violences et 17,1 % directement maltraités.