Maternelle : les élèves en difficultés seront soutenus

Suite aux polémiques crées par son projet « Aide à l'évaluation des acquis en fin d'école maternelle », le ministère de l'Éducation nationale a réaménagé ce projet et la catégorisation des enfants « à risque » et « à haut risque », qui posait problème, a disparu.

Le projet ministériel de "repérage" des élèves a été revu

Le projet initiale du ministère de l'Éducation nationale, longuement critiqué, a été réaménagé.

En effet, désormais, un suivis plus personnel des enfants est prévu pour lutter contre les jeunes en difficultés scolaires et trouver leurs points faibles pour y remédier le plus tôt possible.

« Les élèves en difficulté à la fin du CE1 restent trop nombreux et voient leur avenir scolaire compromis. Pour prévenir ces difficultés, c'est dès le début de la grande section qu'il faut intervenir. » a écrit le ministère dans la circulaire de rentrée 2012.

Il y est aussi précisé « Cela passe par une observation précise des besoins de chacun, dès le premier trimestre de grande section, et la mise en œuvre d'aides différenciées permettant d'atteindre le niveau de compétence attendu en fin d'école maternelle dans 10 domaines clés ».

Dans la circulaire de la rentrée 2012, les priorités du ministère sont de proposer un parcours scolaire personnalisé à chaque élève, consolider la réforme du lycée, renforcer l'enseignement des langues, aménager des parcours scolaires spécifiques.

À cela s'ajoute aussi la volonté d'accompagner l'orientation et d'aider à l'insertion professionnelle.

Il ne faut pas oublier la construction de l'école du socle qui permettrait aux enfants d'acquérir un socle commun de connaissances et de compétences qui regroupe les savoir fondamentaux qu'un élève doit avoir à la fin de la scolarité obligatoire.

Ce qui explique le souhait de démarrer un parcours personnalisé pour chaque élève dès la maternelle où la maitrise de Français parlé est la priorité.

Responsabiliser tous les acteurs de l'Éducation, encourager la dynamique pédagogique et l'innovation, mobiliser les élèves dans leur scolarité et conforter les capacités d'agir des acteurs académiques font aussi partie des priorités de cette rentrée 2012.

Les syndicats, eux, critiquaient déjà le premier projet.

Aujourd'hui, ils reprochent au ministère le fait qu'il « se soit inspiré de médecins et non de pédagogues » déclare Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU.

Il demande aussi au ministre de « revoir sa copie sur la phonologie. »

Le SE-Unsa déclare que « le ministère progresse en vocabulaire » mais se dit déçu » par l'outil proposé pour la phonologie.

En effet, il serait « composé uniquement d'exercices d'entrainement systématiques sans aucun contexte signifiant ou motivant et conçu uniquement par des médecins. »