Une grève de la faim contre la fermeture d'une classe

Isabelle Faure, institutrice et directrice d'une école maternelle à Montignac en Dordogne, a commencé une grève de la faim le 10 avril dernier. C'est pour elle, un moyen de protester contre la fermeture d'une classe de son école à la rentrée.

Une directrice d'école engagée

À Montignac, Isabelle Faure a décidé de protester contre la fermeture d'une classe de son établissement en débutant une grève de la faim le 10 avril dernier.

L'institutrice dénonce des mesures « aberrantes en matière de carte scolaire ».

En effet, selon elle, elles entraineraient, à la rentrée 2012, la fermeture d'une classe, la suppression d'un poste de Rased spécialisé contre l'échec scolaire et un autre d'aide administrative dans son établissement.

Elle déclare «j’ai perdu 9 kilos. Ça commence à être un peu dur physiquement, mais le moral est très bon ».

Les effectifs de son école doivent passer de 80 à 90 élèves. Elle estime donc que travailler avec 30 élèves « ce n'est pas possible ».

De nombreux parents d'élèves, des élus locaux et des enseignants lui apportent leurs soutiens. Une page Facebook a même été créée afin de relayer son action.

Suite à une rencontre entre l'inspectrice d'Académie et l'institutrice, il lui a été annoncé que pour le moment la fermeture de la classe était suspendue et qu'une décision définitive serait prise en septembre.

« Si les effectifs dépassent le prévisionnel, nous garderons la classe ouverte »

Le maire UMP de la commune, Laurent Mathieu, juge l'action de l'institutrice très inopportune. « Selon mes dernières prévisions, on aura les 90 élèves et la classe sera maintenue. »

Tout en fustigeant les enseignants qui « ont la descente facile dans la rue », il annonce que si l'inspection ne tient pas ses engagements, ce sera « la commune elle-même qui financera un poste sauvage d'enseignant ».