Niveau scolaire des maternelles : les diplômes de CP et CE1 dénigrés

Une étude menée par le ministère de l'Éducation entre 1997 et 2011 révèle une hausse impressionnante du niveau des élèves en maternelle. Les patrons d'entreprise ont en tiré immédiatement les enseignements et recherchent prioritairement des jeunes diplômés de grande section.

Des courses à faire le plus tôt possible, en même temps que le reste Une joie partagée par les parents des jeunes diplômés de GS - Photo : Edo Medicks CC-by

La gueule de bois pour les diplômés de l'élémentaire

C'est un réveil en forme de coup de poing qu'on eut à subir les écoliers sortant de CP et CE1 ce matin. C'est en effet par le journal Le Monde, lu par leurs parents, que des écoliers de 6 ans et plus ont appris la nouvelle : ils seront désormais au deuxième pour les employeurs, derrière la nouvelle génération fraichement sortie de maternelle.

En effet, l'étude menée par le ministère du gouvernement entre 1997 et 2011, dirigée par Catherine Moisan, vient d'être révélée au grand jour et montre que les maternelles sortent d'études avec un niveau bien supérieur à celui qu'on leur connaissait les années précédentes. Une information que n'ont pas laissé passer les professionnels, notamment les chasseurs de têtes qui démarchent directement dans les classes de GS désormais.

Les diplômés de CP ou de CE1 sont les plus touchés, notamment Gaspard, 7 ans et demi : «J'étais content de passer dans l'école des grands, je pensais avoir franchement une étape décisive pour assurer ma carrière professionnelle. L'article du Monde que m'a lu maman vient de briser mes rêves... ».

Une aubaine pour les grande sections

Du côté des jeunes diplômés de GS, c'est l'euphorie, une véritable aubaine pour ces écoliers en herbe qui n'espérait pas décrocher leur précieux sésame vers la vie active de sitôt : «L'arrivée en CP était très stressante, maman et papa m'ont interdit d'emmener Tito (NDLR : son doudou) à l'école. Sur la route, un jeune homme en costume étrange m'a expliqué la liberté que me donnerait un poste de cadre dans une start-up française et m'a laissé sa carte. Le calvaire du CP ne va pas durer longtemps !» nous raconte Léa, une écolière de 5 ans trois-quarts habitant Mantes-la-Jolie.

Un revirement de situation qui ne laisse pas indifférent le gouvernement, qui a annoncé dans la foulée, par le biais de sa porte-parole Najat Vallaud-Belkacem, la mise en place de contrats aidés pour les travailleurs de 7 à 9 ans d'ici le printemps 2014.

Pour consulter l'annonce du ministère de l'Éducation nationale, cliquez-ici.

Note : cet article est purement humoristique.