Le gliome infiltrant du tronc cérébral mieux diagnostiqué

Une étude publiée dans la revue « Pediatric Blood & Cancer » le 30 décembre dernier a montré que dans le cas de certains cancers rares de l'enfant, des mutations génétiques étaient impliquées. Le gliome infiltrant du tronc cérébral fait partie de ces cancers.

Un cancer infantile difficile à diagnostiquer

Le gliome infiltrant du tronc cérébral est un cancer qui touche les jeunes enfants âgés en moyenne de 6 ans. Chaque année en France, c'est entre 30 et 40 nouveaux cas qui sont recensés. Pour diagnostiquer ce cancer, il est nécessaire d 'effectuer une biopsie qui est très douloureuse et délicate à réaliser. Les traitements destinés à soigner cette tumeur chez les jeunes enfants malades, sont souvent inefficaces, et malheureusement, la plupart du temps l'issue est fatale.

Une étude salvatrice

Une étude, réalisée par des chercheurs français de l'institut de cancérologie Gustave Roussy (IGR) de Villejuif, dans le Val-de-Marne, et en partenariat avec l'hôpital Necker- malades de Paris, a prouvé que des mutations génétiques existaient dans un gène impliqué dans certains cancers.

Une vingtaine de biopsies ont été réalisées sur des enfants atteint de gliomes infiltrant du tronc cérébral, et c'est ainsi que les chercheurs ont découvert l'existence de mutations au niveau de trois gènes. Dans 40% des cas, c'est le gène TP53 qui est touché, dans 5 % c'est le gène ATM/MPL et enfin, l'oncogène PI3KCA est touché à 15%. Ce dernier est directement lié au développement de certains cancers rares.

Cette découverte, en plus d'améliorer le diagnostic, pourrait permettre d'envisager à plus ou moins long terme de nouvelles stratégies thérapeutiques pour enfin enrayer le pronostic vital négatif lié à ce cancer.

En effet, les scientifiques pourraient envisager l'utilisation de thérapies ciblées pour les enfants souffrant de gliomes infiltrant du tronc cérébral. Un réel espoir dans le traitement de cette pathologie dont le diagnostic était jusqu'à présent exclusivement basé sur l'imagerie et les symptômes déclarés. Les auteurs de la recherche ont d'ailleurs déclaré « Cette découverte pourrait donc bouleverser le pronostic vital pour ces enfants. »