Le handicap à l’école retrouve sa place dans le débat national

Un sondage de l’Ifop paru récemment révèle que pour la majorité des Français la place des jeunes en situation de handicap est à l’école avec les autres enfants. Des propositions concrètes seront transmises au président pour améliorer la situation des jeunes handicapés scolarisés.

L’accompagnement personnalisé des élèves handicapés reste nécessaire

D’après l’Ifop, pour 84 % des Français les jeunes handicapés ont leur place à l’école. Parmi eux, 95 % estiment qu’ils ont le droit à un « accompagnement adapté » pour leur scolarisation. Pour 73 % de la population, les jeunes handicapés sont encore trop mis à l’écart.

Depuis la loi de 2005 qui donne le droit à chaque enfant handicapé d’être scolarisé dans l’école de son quartier, 54 % des sondés pensent que la situation de ces jeunes enfants s’est améliorée. Mais ils sont 98 % à penser que les enseignants devraient avoir une formation adaptée.

En ce qui concerne l’insertion professionnelle, seulement 27 % des personnes interrogées sont pour un alourdissement des réglementations pour faire progresser la place de ces jeunes en entreprise.

Aujourd’hui, 214 000 enfants handicapés sont scolarisés en milieu ordinaire dont 90 % à temps plein. Soit 13 200 enfants de plus que l’année précédente. Depuis la rentrée scolaire de 2011, c’est 41 584 fonctionnaires de l’Éducation nationale qui accompagnent au quotidien les enfants handicapés qui en ont besoin. Une augmentation de 20 % par rapport à 2010.

En 2012, les moyens financiers consacrés à la scolarisation des enfants handicapés passeront de 754 millions d’euros, à 1,3 milliard, soit 73 % de hausse. Le Président de la République a lancé en 2008 un plan pluriannuel de création de près de 13 000 places en structures adaptées.

Un Grenelle de la scolarisation et de la formation professionnelle des jeunes handicapés a été organisé à l’université Paris Dauphine, dans le but de dresser un état des lieux de la loi de 2005, et de proposer des pistes d’améliorations possibles, mais surtout de sensibiliser les candidats à la présidentielle.

Beaucoup de personnes handicapées se retrouvent sans emploi. Et lorsqu’elles accèdent au monde du travail, elles restent souvent sous-payées.

Pour Sophie Cluzel, présidente de la fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (Fnaspeh), « Il faut améliorer la formation professionnelle en amont du marché du travail pour permettre leur accès à l’emploi »