La fessée, facteur d'un comportement agressif

Une récente étude montre que la fessée que les parents donnent à leurs enfants pour les calmer ou les punir n'est pas sans impact pour leur futur. En effet, elle les rendrait plus agressifs envers leurs futurs enfants et même leur conjoint.

Une punition non adaptée

Des chercheurs canadiens ont étudié pendant 20 ans l'effet des punitions physiques sur les enfants. Un lien entre l'agressivité développée chez l'enfant et les fessées reçues a été trouvé.

Pour Joan Durant, auteur principal de la recherche, « la fessée n'est pas constructive ». Il explique « si quelqu'un venait à nous frapper pour changer notre comportement, cela peut nui nuire à la relation qu'on entretient avec cette personne. Nous pourrions éprouver du ressentiment. Ce n'est pas différent pour les enfants. »

Les chercheurs ont compté le nombre de fessées reçues et, ensuite, ont mesuré l'agressivité des enfants fessés au fil du temps. Ils devenaient agressifs en grandissant.

Un enfant fessé peut se sentir dévalorisé, déprimé et manquer d'estime personnelle. Cette fessée serait aussi liée à des problèmes de dépression, d'anxiété, de toxicomanie et d'alcoolisme.

En effet, la punition physique affecte les zones du cerveau liées aux performances aux tests de QI et aux abus de substances. Elle touche aussi celles impliquées dans la régulation des émotion et du stress.

De plus, il faut savoir qu'une étude de l'année passée montre que 90% des parents ont recours à la fessée pour calmer leurs enfants.

Un chercheur de l'étude antérieure expliquait qu'une mère fessait son enfant le faisait pour lui rappeler de ne pas la frapper. Cela peut être trouble chez l'enfant qui lui n'a pas le droit de frapper mais sa mère, elle, y est autorisée.

Aujourd'hui, dans certains pays tels que la Suède, le Costa Rica , Israël, la Tunisie ou encore le Kenya, les châtiments corporels sur les enfants ne sont pas autorisés. La fessée est considérée comme l'un d'entre eux.

Un débat qui pose toujours problème, au même titre que celui de la gifle. La fessée sera peut-être interdite en France un jour