Tumeurs cérébrales infantiles : une origine génétique confirmée

Des chercheurs ont découvert deux mutations génétiques responsables de près de 40% des glioblastomes de l'enfant, une des formes les plus graves du cancer du cerveau. Une avancée scientifique qui pourrait révolutionner les traitements de cancers pédiatriques.

Deux mutations responsables pour 40 % des cas

Une équipe de scientifiques internationale, dirigée par l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, au Québec, a identifié, avec les connaissances et une technologie avancée, 2 mutations dans un gène, l'histone H3.3.

Ce gêne est celui qui détient et protège notre patrimoine génétique. Le docteur Jabado, principale chercheuse de l'étude, explique « Ces mutations empêchent les cellules de se différencier normalement et aident à protéger l'information génétique de la tumeur, la rendant moins sensible aux traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. »

Aujourd'hui, les chercheurs savent que le glioblastome de l'enfant est dû à des mécanismes différents de celui de l'adulte. Il ne doit pas être traité de la même façon.

Des chances de guérison quasi-nulles mais des avancées

Le docteur Jabado déclare « nous savons maintenant où concentrer nos efforts et nos traitements au lieu de travailler dans le noir ». Ce gène est également impliqué dans d'autres cancers comme celui du côlon, du pancréas ou encore la leucémie.

En Europe et en Amérique du Nord, les tumeurs cérébrales sont la première cause de décès chez l'enfant par cancer. Le glioblastome chez l'enfant et l'adolescent reste mortel et les chances d'en guérir sont nulles. Au Canada, 200 enfants décèdent de ce type de cancer chaque année.

Les chercheurs estiment que les résultats de l'étude vont permettre de mieux prendre en charge les jeunes patients en orientant les décisions cliniques en fonction des anomalies relevées.

« Grâce aux avancements en recherche comme celui-ci, il y a maintenant davantage d'accent mis sur l'utilisation de l'information génétique dans la prise de décisions cliniques » déclare le professeur Morag Park, directrice scientifique de l'institut du cancer des IRSC