Autisme : la HAS mets en doute l'approche psychanalytique

Selon la haute autorité de santé (HAS) et l'agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm) la « pertinence » des approches psychanalytiques en matière d'autisme, n'est pas encore prouvée.

Des méthodes d'accompagnement et de soins controversées

Le rapport de l'HAS indique que dans la prise en charge de l'autisme et des autres troubles envahissants du développement (TED) la pertinence des interventions psychanalytiques reste à prouver.

« l'absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques, ni sur la psychothérapie institutionnelle. »

L'autorité ne condamne pas les méthodes psychanalytiques mais se contente de les ranger parmi les pratiques « non recommandées ».

Le packing, lui, est formellement rejeté. Cette pratique issue de l'hydrothérapie consiste à envelopper l'enfant dans un linge froid et mouillé pour lui faire prendre conscience de son corps.

Quand le linge se réchauffe, l'enfant ressent pleinement son corps et abandonne progressivement l'envie de se mutiler.

Le professeur Delion qui utilisait cette technique déclare que l'enfant « retrouve un sentiment continu d'exister. »

Cette pratique serait utilisée en dehors de tout protocole de recherche. L'association Vaincre l'autisme mène bataille contre cette méthode à l'aide de manifestations et d'un film choc.

Une approche éducative favorisée

Le rapport de l'HAS met l'accent sur la pertinence des méthodes éducatives et comportementales.

L'HAS recommande « la mise en place précoce, par des professionnels formés, d'un projet personnalisé d'interventions adapté et réévalué régulièrement. »

Ces interventions sont recommandées en respectant des conditions de mise en œuvre ayant fait preuve de leur efficacité.

Elles utilisent un mode commun de communication et d'interactions avec l'enfant et sont réalisées par des équipes formées et supervisées. L'HAS conseille un rythme d'au moins 20 ou 25 heures par semaine.

Le rôle central des parents est également évoqué, ils doivent être « particulièrement prudents vis-à-vis d'interventions présentées comme permettant de supprimer complètement les manifestations des TED. »

En effet, aucun traitement ne permet de guérir l'autisme.