Jeux dangereux à l'école : un problème national

Une enquête Ipsos a révélé qu'un enfant sur 10 aurait déjà joué à un jeu dangereux à l'école. D'avantage répandue chez les garçons cette pratique ne touche pas de tranches d'âges ou de milieux sociaux en particuliers.

Des jeux dangereux très pratiqués

Le jeu du foulard, le sommeil indien, le jeu de la tomate, le catch, le rêve bleu autant de jeux dangereux pratiqués par les enfants à l'école. Près de deux enfants sur trois connaissent au moins un de ces jeux.

Ipsos a réalisé une enquête pour association de parents d'enfants accidentés par strangulation ( Apeas). 1012 enfants âgés de 6 à 15 ans ont été interrogés. Parmi eux, 1 sur 10 aurait déjà joué à l'un de ses jeux.

La moitié le font pour « faire comme les amis », ou parce que « c'est la mode ». 32 % le font parce que « c'est rigolo », 16% parce que « ça procure des effets particuliers ».

Seulement, 51% n'ont pas conscience qu'ils risquent de mourir, 63% ne savent pas qu'il risquent d'abimer leur cerveau. 73% ne se doutent pas qu'il peuvent convulser et 75% ignorent qu'il peuvent rester handicapés.

C’est essentiellement à l’école primaire, en classes de CE2, CM1 et CM2 qu’ils en ont entendu parler pour la première fois.

Un enfant sur quatre a déjà vu quelqu’un y jouer dans la cour de récréation. Depuis 2000, ces jeux provoquent 16 ou 17 décès par an en moyenne en France.

Bernard Sebban, psychothérapeute, estime que « Derrière tous ces jeux dangereux, il y a une véritable recherche d’identité de la part des enfants ».

« C’est une manière de se prouver à soi-même qu’on existe au sein de ce clan ».

Des réactions locales nécessaires

Sur l'île de la Réunion, l'association Noélanie est à l'origine d'une opérationd e communication que sera menée jusqu'au mois de mai.

Tous les enfants sont invités à faire de dessins pour dénoncer les violences à l'école. 9 Réunionnais sur 10 disent avoir déjà été confrontés à ces dangereuses pratiques.

À Saint-Witz, au nord de Roissy, grande conférence-débat sur le thème des jeux dangereux à l’école est organisée pour les parents d'élèves, les élus ou encore les professionnels.

De nombreux acteurs locaux apporteront également leur expertise, notamment des représentants de l’inspection d’académie, des pompiers et de la brigade de prévention de la délinquance juvénile

Une première soirée à thème pour sensibiliser parents et enseignants sur le sujet des jeux d’apnée ou d’évanouissement avait déjà été organisée en 2009