Le handicap à l'honneur de la 22e journée de l'enfant africain

Chaque année, le 16 juin, la journée de l'enfant africain est célébrée. Cette année, le thème adopté par l’Union africaine est « les Droits des enfants handicapés : le Devoir de Protéger, de Respecter, de Promouvoir et de Réaliser ».

Les droits de l'enfant handicapé : le devoir de protéger, de promouvoir et de réaliser

Le 16 juin de chaque année est célébré la Journée de l'enfant africain.

Elle commémore le massacre des écoliers noirs de Soweto en Afrique du sud le 16 juin 1976.

Dans le Monde, on compte de 600 millions de personnes handicapées parmi lesquels 150 millions sont des enfants.

En Afrique, le nombre de personnes handicapées est estimé à 80 millions et parmi elles, on dénombre plusieurs milliers d’enfants.

En Côte d'Ivoire par exemple, selon le recensement général de la population de 1998, le nombre des personnes vivant avec un handicap est estimé à environ 1 600 000.

Parmi ces personnes, le nombre d’enfants en âge de scolarisation s’élève à 25 655.

Pour Jean Pierre Fopa, handicapé moteur, le traitement des enfants handicapés par le gouvernement est peu flatteur.

« Beaucoup d'enfants ont abandonné les études faute de moyens financiers. L'État doit accompagner ces enfants dans leur éducation pour leur permettre d'aller au bout de leurs études. »

Une enquête camerounaise révèle que 28,4 % des enfants handicapés sont sans diplômes, 46,4 % ont pour seul diplôme le certificat d'études primaires ou ont le niveau CM1.

Un état des lieux du handicap montre des situations nationales disparates tant dans la conception du handicap que dans la prise de mesures appropriées pour l’intégration des personnes vivant avec le handicap dans la société.

Certains enfants handicapés sont encore confinés à la maison ou mis à mort en raison des croyances traditionnelles qui les considèrent parfois comme une malédiction.

Néanmoins, certains progrès sont néanmoins à noter avec l’adoption de la Loi d’orientation de 1998 en faveur des personnes handicapées et la création des Institutions telles que l’Institut national ivoirien pour la promotion des aveugles et l'École ivoirienne pour les sourds, par exemple.

De plus, il ne faut pas oublier les nombreuses initiatives de structures spécialisées privées telles que La Page Blanche, le Centre d'Éveil et de Stimulation des Enfants Handicapés du BICE mais cela reste insuffisant