Professeur des écoles : un métier épanouissant, mais difficile

D’après une enquête réalisée au mois de mai par le syndicat enseignant, SNUIPP-FSU, une grande majorité de professeurs des écoles trouve leur métier épanouissant. Ils sont plus encore à dénoncer des difficultés d’ordres organisationnelles et institutionnelles.

61 % de profs plutôt épanouis

D’après le syndicat enseignant SNUIPP-FSU, une large majorité d’enseignants estiment leur métier comme valorisant. 10 % jugeant ce métier « très valorisant », et 61 % « plutôt valorisant ».

Une valorisation due à plusieurs raisons, par le métier en lui-même, la liberté pédagogique qu’il procure (un motif de satisfaction pour 77 % des sondés), ou encore sa nature même, le fait de « transmettre des connaissances (78 %).

Pour la quasi-totalité de ces enseignants (90 %), la réussite et le progrès des élèves sont les plus grands motifs de satisfaction, de même que leurs épanouissements (90 %).

29 % d’insatisfaits

Dans les effectifs de sondés restants, 26 % considèrent leur profession comme “peu valorisante” et 3 % comme “pas du tout valorisante”.

Pour l’ensemble de la profession, de nombreux motifs d’insatisfaction ressortent, et bien qu’ils ne dévalorisent que peu la profession (heureusement), ces motifs suffisent à gêner le bon déroulement et des enseignements. Parmi ces points noirs, on retrouve des insatisfactions d’ordre plus “institutionnelles” comme les salaires (pour 72 % des sondés) ou encore l’évaluation du travail (65 %).

Les conditions d’enseignements sont également montrées du doigt, avec des classes jugées hétérogènes pour 60 % des profs interrogés, des effectifs par classes trop nombreux (72 %) et un manque de temps “consacrable à l’enseignement” (67 %). Sur ce dernier point, 93 % des professeurs des écoles aimeraient pouvoir consacrer du temps supplémentaire aux élèves en difficulté.

20 mai 2011