Vers une augmentation des fournitures scolaires ?

L’opération « Les essentiels de la rentrée » ne devrait pas être renouvelée cette année. Le gouvernement, la PEEP, l’association Familles de France et les enseignes de distribution n’ayant pas réussi à se mettre d’accord sur les conditions de l’opération.

Une rentrée 2011 plus chère pour les familles

Chaque année, le gouvernement édite 3 listes de fournitures scolaires de base. Une liste pour le primaire, une liste pour le collège, et une pour le lycée. Depuis 2007, une opération baptisée « les essentiels de la rentrée » garantissait aux familles une certaine stabilité des prix, d’une année sur l’autre, quant au matériel et fourniture figurant sur ces listes nationales.

Cette opération était basée sur un accord entre le gouvernement, l’association familles de France, la fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP) et les enseignes de distribution (grandes surfaces ou enseignes spécialisées). Malgré plusieurs mois de discussions, ces négociations ont échoué cette année, mettant de fait fin à l’opération.

Souhaitant réduire au maximum l’effet de cet arrêt sur les familles, les associations de parents d’élèves et l’Éducation nationale appellent les établissements scolaires à ne demander que les fournitures jugées nécessaires par les enseignants.

L’inflation et les cartables responsables

Au premier plan des motifs de désaccord, les enseignes dénoncent un coût des matières premières et produits de fabrication de plus en plus élevé nécessitant d’augmenter les prix à la vente pour obtenir un minimum de rentabilité. Pour la PEEP, la suppression des cartables de la liste concernée n’était pas non plus concevable.

Tout n’est peut être pas perdu pour les familles puisque l’union de la filière papeterie (UFIPA) s’est dite « prête à reconduire l’opération sous réserve que le nom de certaines enseignes soit mentionné comme partenaires ». Tous attendent désormais les réponses du ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel, et du secrétaire d’État chargé de la consommation Frédéric Lefebvre.