Une rentrée scolaire sous tension

À peine la rentrée entamée, les tensions entre le monde éducatif et le monde politique rapportent de plus belle. Une grève nationale est déjà annoncée le 27 septembre par les enseignants, pour dénoncer des conditions de scolarisation de plus en plus difficiles.

12 millions d’élèves pour 859 000 enseignants

Si les élèves ont pu rechigner à retrouver ou découvrir les bancs d’école ce lundi, la rentrée du corps enseignant a-t-elle démarré sur les chapeaux de roues ? Soutenus par de nombreux parents d’élèves, mais aussi par l’opposition, les syndicats enseignants ont d’ores et déjà annoncé la tenue d’une prochaine grève nationale des enseignants le mardi 27 septembre prochain.

Au motif de la grève, les syndicats souhaitent dénoncer une nouvelle fois la suppression de quelque 16 000 postes opérée pendant la trêve estivale, entrainant de nombreuses fermetures de classes notamment en maternelle et en primaire. Pour l’opposition ces différentes interventions gouvernementales on fait de cette rentrée « l’une des, si ce n’est la pire, rentrée scolaire depuis bon nombre d’années ».

Depuis 2007, près de 65 000 postes auraient ainsi été supprimés au sein de l’éducation nationale. Au total, les 12 millions d’élèves, répartis de la primaire à la terminale, devraient être suivis cette année par près de 860 000 enseignants.

Tout va bien pour le ministère de l’Éducation nationale

Malgré les malaises et indignations constants, le ministre de l’Éducation nationale Luc Chatel, estime que « tout va bien » comparant les chiffres du ministère du ratio élèves/ enseignants, rappelant qu’au début des années 90 il y avait près de 35 000 professeurs en moins pour 500 000 élèves en plus qu’aujourd’hui.

Pour la Fédération de parents d’élèves FCPE, « en collège, rien n’a été prévu pour faire face en 6e à l’afflux des 35.000 élèves supplémentaire né en 2000, hormis... des centaines de suppressions de postes ». La FCPE modère également les propos du ministre en appuyant sur le nombre croissant d’élèves sans affectation ou placés dans des filières non choisies pour manque de place dans celles de leur choix.