Écoles primaires : les crédits scolaires trop inégaux

Selon une étude commune du syndicat SNuipp et des associations Andev et AMRF, les crédits scolaires dépendent énormément du l'implantation géographique des écoles en net défaveur des petites communes.

Une répartition inégale des moyens

Pour le syndicat enseignant Snuipp, l'association des maires ruraux de France (AMRF) et l'association nationale des directeurs de l'éducation des villes (ANDEV), la répartition des crédits scolaires est beaucoup trop inégale en France pour ne pas être l'objets de règles précises.

En effet selon une enquête réalisée récemment par les trois organismes et reprise par Le Figaro, les écoles des petites communes isolées sont trop largement défavorisées par le système actuel.

L'étude constate ainsi une différence énorme en terme de moyens alloués avec des crédits scolaires pouvant varier de 13 euros par élève et par an à 130 euros dans les écoles les plus "privilégiées". Ainsi, si en moyenne, le montant national des crédits scolaires est estimé à 47 euros, près de 17 % des écoles se situent sous la barre des 35 euros tandis que 6 % affichent un montant de plus de 75 euros par tête et par an.

Pour le syndicat et les associations ce qui est le plus difficile à avaler au delà même des crédits alloués dépendant essentiellement des budgets des communes, ce sont la répartition et l'utilisation "internes" de ces crédits. Ainsi les "extras" tels que le soutien scolaire ou la proposition d'une activité sportive ou culturelle extra-scolaire sont bien souvent impossibles à mettre en place pour certaines communes.

Gratuites dans certaines grandes villes, les sorties à la piscine et autres visites ou spectacles nécessitent dans d'autre une certaine participation des parents. "En matière culturelle, si 42% [des écoles] affirment ne bénéficier d'aucun financement pour les spectacles et les visites, les mieux dotées (21,05%) perçoivent, elles, plus de 1 000 euros par an" détaille ainsi Le Figaro.

Pour la quasi-totalité du corps enseignant et autres personnel éducatif (97 % selon l'étude) : "Une remise à plat des responsabilités et de la répartition des charges en matière éducative entre l'État et les communes est indispensable".

L'AMRF, l'Andev et le SNuipp souhaitent ainsi la mise en place à défaut d'une loi, d'une charte nationale d'équipement visant à rééquilibrer a minima les chose pour que tous les écoliers de France puissent avoir au final les mêmes chances dans un système ou l'éducation ne réside pas dans de simples leçons dictées en classe.