60 employés et auxiliaires de vie scolaire devant les prud'hommes

Dénonçant un non respect des conditions contractuelles de la prt de l'Éducation nationale, 60 employés de vie scolaire (EVS) se sont retrouvés devant le tribunal des Prud'hommes du Mans ce lundi 07 novembre.

Des contrats précaires non-respectés

Embauchés auparavant par l'Éducation nationale via un "contrat d'avenir" sorte de contrat précaire de transition proposant formation et insertion, les 60 mécontents venus de Sarthe et de Mayenne espère bien obtenir réparation grâce aux prud'hommes.

Intervenant dans l'administration des écoles ou auprès des élèves handicapes , ces employés de vie scolaire (EVS) avaient pourtant accepter la précarité de leur contrat (26 h par semaine en moyenne pour un salaire de 800 euros). Pour eux ce sont surtout les promesses de formation attenantes et la non reconnaissance de leur travail qui ont fait défaut.

Bien souvent ces hommes et femmes ont travaillées près de deux ou trois ans dans les écoles, de quoi créer des liens, monter des projets, s'investir avant de se faire comme jeter à la poubelle, sans reconduction possible. Réunis en collectif ils ont donc monté au créneau, attaquant l'État comme bien d'autres à travers le pays.

Pour Bernard Lebrun représentant de l'antenne Sarthoise du syndicat FSU, il s'agit là d'un véritable "échec d'une politique sociale. Ce qu'on souhaite obtenir, au-delà de l'argent, c'est la création d'emplois qui correspondent à des vrais besoins".

A motif de licenciement abusif, les plaignants espèrent bien obtenir une transformation de leur CDD en CDi et des réparations, de quoi se reconstruire au moins.