Échec scolaire : l’environnement familial influence plus les garçons

Selon une récente étude, la situation familiale aurait un impact plus important sur l’échec scolaire des garçons que sur celui des filles. Plusieurs facteurs sont à noter pour l’échec scolaire, même si le plus fréquent reste le malaise que ressentent les élèves n’arrivant pas à trouver leur place à l’école.

Les garçons en plus grande difficulté scolaire que les filles

Le constat de l’université de Chicago Booth est tel que les garçons seraient plus touchés par l’échec scolaire que les filles en cas de situation familiale instable. Contrairement aux filles, les garçons vivant avec un parent seul ou « en dehors du cadre de la famille traditionnelle », ont tendance à extérioriser leurs problèmes à l’école sous forme de colère, bagarres...

De tels comportements s’en ressentent sur leurs résultats scolaires Une autre explication à cette différence entre les sexes, les parents consacreraient moins de temps à l’éducation de leur garçon que de leur fille. 80 % des parents interrogés espèrent ainsi que leur fille ira jusqu’au lycée minimum, contre seulement 77 % pour les garçons.

En France, pays qui se situe le plus bas sur le tableau de l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur la qualité de vie à l’école, les causes du décrochage scolaire sont multiples. Seulement 27 % des jeunes interrogés déclarent aimer l’école. Le malaise que les élèves ressentent à l’école est l’une des causes principales de l’échec scolaire français. La tension autour des évaluations, les contrôles, des rapports avec les enseignants (etc.) fait qu’environ 43 % des élèves vont avec la boule au ventre à l’école.

Marianne Bertrand, professeur d’économie à l’Université de Chicago, a étudié l’impact de l’environnement social sur les résultats scolaires de 20.000 garçons et filles entrés en maternelle en 1988 et en est arrivée a déduire qu’en cas de situation familiale instable, un garçon a quatre fois moins de chance de finir sur les bancs de l’université qu’une fille.