Une campagne contre le harcèlement scolaire bientôt en place

À l’occasion de ces vœux à la presse, le ministre de l’Éducation nationale annonce la tenue prochaine d’un vaste programme de communication et de sensibilisation au harcèlement scolaire.

Des spots télés et une plate-forme Internet

À compter du 24 janvier, une vaste campagne de lutte contre le harcèlement à l’école sera lancée sur tous les écrans français.

Dénoncé depuis de nombreuses années, le harcèlement scolaire est montré du doigt par les associations de parents d’élèves et spécialistes du milieu scolaire et de l’éducation.

Le suicide d’une collégienne le mois dernier aura été le drame de trop. Évoquant un « sujet particulièrement douloureuse » la ministre de l’Éducation nationale a donc annoncé la diffusion de trois spots « de sensibilisation » qui seront diffusés à la télé et sur Internet ainsi que la mise en place d’une plate-forme web spécialisée pour recueillir les témoignages et apporter conseils aux familles à ce sujet.

La campagne sera présentée plus en détail « dans les prochains jours » par le ministre.

Un harcèlement qui dépasse les frontières de l’école

Le sujet est d’autant plus grave qu’il dépasse désormais les frontières de l’école envahissant la toile à une époque où les enfants maitrisent parfaitement l’outil informatique.

Avec l’avènement des réseaux sociaux, du type Facebook, un nouveau harcèlement est ainsi apparu, le cyberharcèlement.

Désormais, l’humiliation ne s’arrête plus aux cours d’écoles, mais devient internationale. Dernier type de harcèlement à la mode, le « tshoin », une « nouvelle forme d’humiliation qui consiste à classer les gens dans les catégories “beau” ou “laid”, bien ou nul » précise l’association e-enfance luttant pour la protection de l’enfance sur Internet.

« À un âge où l’on cherche à tout prix à plaire, à s’intégrer au groupe, c’est une hantise d’être classé dans le mauvais groupe. Ce genre de harcèlement marque profondément et peut laisser des traces à l’âge adulte » souligne la directrice de l’association, Justine Atlan, dans le Figaro.

12/01/2012