Bordeaux réouvre ses cantines scolaires à tous

Il y a 14 ans, la ville de Bordeaux avait instauré un système de priorité d'accès à la restauration scolaire aux enfants de parents salariés. Lundi dernier, la ville a décidé de rétablir ce droit à tous les élèves sans exception.

La fin d'un accès limité aux enfants de salariés

Depuis 1998, faute de place, la ville de Bordeaux accordait la priorité d'accès aux restaurants scolaires aux enfants de parents salariés.

La fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) était en guerre contre les municipalités qui refusent d'accueillir les enfants de chômeurs à la cantine. Ce serait le cas de 70 villes en France.

Une jeune maman chômeuse déclare « Chercher un emploi est un travail à plein-temps, et ces mesures représentent un handicap ».

La FCPE insiste « Il n'est plus tolérable que des municipalités continuent d'importuner parents et enfants alors que l'égalité de tous devant les services publics est un droit ».

La jurisprudence française a reconnu le caractère « discriminant » d'une sélection à l'entrée des cantines sur critères socioprofessionnels, celle-ci reste pour l'instant légale au regard des textes français.

Les enfants des écoles maternelles ont un menu unique et sont servis à table.

En ce qui concerne la plupart des écoles élémentaires disposent d’une distribution des repas en self-service avec un double choix, sans possibilité de pouvoir déséquilibrer leur alimentation.

Lundi dernier, la ville de Bordeaux a autoriser l'accès à tous les enfants aux restaurants scolaires.

Brigitte Collet, adjointe à la Petite enfance et à l'éducation a déclaré « des actions étaient déjà mises en place depuis la rentrée dernière" pour accueillir le maximum d'enfants ».

Elle explique « Nous nous sommes attaqués au problème, progressivement » et a souligné le fait que parmi les 200 dossiers en souffrance il n'y en avait plus que 60 au bout de trois semaines.

Pour les établissements où la place est toujours trop juste, elle précise « On accorde alors aux parents deux jours ou trois jours en fonction de la capacité d'accueil ».