Le décrochage scolaire en question à Carcassonne

Le 21 mai dernier à Carcassonne, dans le Languedoc-Rousillon, s'est tenu une conférence sur le décrochage scolaire. En 2001, 41 % des élèves du bassin carcassonnais, qui ont été reçus pour la première fois, sont ressortis sans diplôme.

Un établissement scolaire contre le décrochage

Bernard Gerde et Marie-Cécile Bloch, deux enseignants, ont créé en 2000 un établissement inédit, le collège-lycée élitaire pour tous (Clept).

Cet établissement scolaire public est associé au lycée Mounier de Grenoble. Il accueille des jeunes âgés de 15 à 22 ans, volontaires pour reprendre une scolarité.

L'objectif de cette structure est de les réinscrire dans un processus d'apprentissage et de les réconcilier avec l'enseignement général qui pourrait ainsi les conduire à un baccalauréat.

Selon Bernard Gerde, professeur de lettre à Grenoble, ces jeunes décrocheurs seraient environ 150 000 par an.

Dans l'indépendant, le professeur précise que le décrochage scolaire peut se produire dès le collège. Il précise que c'est environ 40 000 jeunes de moins de 16 ans qui seraient concernés.

Il explique aussi qu'un élève peut très bien être en décrochage scolaire sans quitte l'école pour autant.

Il ajoute que les décrocheurs ont une volonté de retourner à l'école. « Même chez ceux qui affirment l'avoir quittée volontiers, il y a en fait un désir d'école inassouvi », a-t-il déclaré.

De plus, pour Bernard Gerde, « le décrocheur ne maitrise pas les règles du jeu. Il ne sait pas ce que l'école attend de lui. »

Le spécialiste a donc animé une conférence sur le décrochage scolaire, le 21 mai dernier, au théâtre Jean Alary de Carcassonne.

La journée a donc débuté à 13 h 30 par une présentation générale et la conférence à proprement parler, a débuté, elle, à 14 h.

Elle a traité du processus d'abandon sans diplôme du second cycle de l'enseignement secondaire et des moyens à mettre en place pour réinsérer et accompagner les jeunes sortis du système.